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OkLe harcèlement moral est défini par des textes précis. Le droit applicable dépend du contexte : travail, vie privée, couple. Dans les trois cas, la loi retient des logiques similaires (répétition des faits et dégradation des conditions de travail ou de vie), mais les textes, les juridictions et les délais ne sont pas identiques.
Au cabinet GK Avocats, nous intervenons en droit pénal, aux côtés des victimes comme des personnes mises en cause, mineures ou majeures. Nous intervenons à tous les stades de la procédure pénale (enquête, instruction, jugement, suites d’exécution), et nous sommes situés au 26 cours Pierre Puget, 13006 Marseille.
En droit du travail, le harcèlement moral vise des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail, susceptible de porter atteinte aux droits et à la dignité, d’altérer la santé physique ou mentale, ou de compromettre l’avenir professionnel.
En droit pénal, on retrouve deux grands cadres :
Le point important, factuellement, est que ces définitions sont écrites et opposables. Elles servent de base à l’analyse des faits par les enquêteurs, puis par le juge.
Le Code du travail encadre le harcèlement moral sur trois axes qui reviennent dans la plupart des dossiers : définition, prévention, preuve.
Le Code du travail prévoit aussi qu’un salarié ayant procédé à des agissements de harcèlement moral est passible d’une sanction disciplinaire.
Le Code pénal incrimine le harcèlement moral au travail (article 222-33-2). Le texte vise le fait de harceler autrui par des propos ou comportements répétés, ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail (droits/dignité, santé, avenir professionnel). La peine prévue par l’article est de deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende.
L’article 222-33-2-2 du Code pénal vise le harcèlement d’une personne par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de vie se traduisant par une altération de la santé physique ou mentale.
Ce texte prévoit :
Le texte précise également que l’infraction peut être “également constituée” dans des situations où plusieurs personnes imposent des propos ou comportements à une même victime, de manière concertée ou successivement, dans les conditions prévues par l’article.
L’article 222-33-2-1 du Code pénal vise le harcèlement commis par le conjoint, le concubin ou le partenaire lié par un PACS, y compris lorsqu’il s’agit d’un ancien conjoint/concubin/partenaire.
Le texte prévoit plusieurs niveaux de peines selon les hypothèses qu’il détaille, et il prévoit une aggravation à dix ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende lorsque le harcèlement a conduit la victime à se suicider ou à tenter de se suicider.
Le harcèlement moral est puni par la loi quelle que soit la relation avec l’auteur des faits (voisin, proche, collègue, employeur, etc.).
La victime peut déposer plainte auprès d’un service de police ou d’une brigade de gendarmerie, conformément aux règles générales de procédure pénale.
En matière délictuelle, le délai de prescription de l’action publique est de 6 ans à compter du dernier fait (article 8 du Code de procédure pénale).
Pour les situations relevant du droit du travail, il est possible de saisir le conseil de prud’hommes, y compris lorsqu’une procédure pénale est engagée.
L’action en réparation du harcèlement moral devant le conseil de prud’hommes se prescrit en principe par 5 ans à compter des derniers faits (article 2224 du Code civil, appliqué en matière prud’homale selon la jurisprudence constante).
La victime peut se constituer partie civile, soit au moment du dépôt de plainte avec constitution de partie civile, soit au cours de la procédure, et jusqu’à l’audience de jugement, conformément aux articles 85 et suivants et 418 du Code de procédure pénale.
La constitution de partie civile permet :
Il s’agit d’un statut procédural prévu par les textes, couramment utilisé dans les procédures pénales.
En matière de harcèlement moral, la preuve repose sur la démonstration d’agissements répétés et de leurs effets sur les conditions de travail ou de vie.
Dans la pratique judiciaire, différents types d’éléments peuvent être produits, notamment :
Ces éléments permettent aux enquêteurs et aux juridictions d’apprécier la matérialité et la répétition des faits, ainsi que leurs conséquences.
Nous intervenons en droit pénal, et nous assistons à la fois les auteurs d’infractions pénales et les victimes, en veillant à préserver les intérêts et les droits de nos clients, mineurs ou majeurs.
Le harcèlement moral figure parmi les infractions que nous traitons en droit pénal.
Notre intervention est cadrée par les stades de la procédure pénale, notamment :
Pour les victimes, l’enjeu est souvent double : faire reconnaître les faits dans un cadre pénal, et faire valoir une demande d’indemnisation lorsque c’est pertinent. Nous intervenons aussi en indemnisation du dommage corporel.
Dans ce type de dossier, l’analyse consiste souvent à déterminer quel fondement juridique mobiliser et à quel stade intervenir.
Nous vous recevons au cabinet au 26 cours Pierre Puget, 13006 Marseille. Téléphone : 04 91 03 46 89. L’équipe est composée de Julien Genova et Caroline Kazanchi.
Oui. Le Code pénal incrimine le harcèlement moral au travail et prévoit une peine de deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende.
Le délai de prescription de l’action publique pour un délit est de 6 ans à compter du dernier fait (article 8 du Code de procédure pénale).
Oui. Les actions pénales et prud’homales sont indépendantes. L’action prud’homale en réparation se prescrit en principe par 5 ans à compter des faits.
Certificats médicaux, attestation du médecin du travail, témoignages de collègues, échanges écrits avec l’auteur présumé.
Le texte 222-33-2 vise la dégradation des conditions de travail. Le texte 222-33-2-2 vise la dégradation des conditions de vie se traduisant par une altération de la santé.