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Défense & Indemnisation
 

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Avocat accident d’accouchement à Marseille : recours, expertise et indemnisation

 
 
 

Un accident d’accouchement peut avoir des conséquences lourdes, pour la mère, pour l’enfant, ou pour les deux. Certaines complications relèvent d’un aléa (sans faute), mais d’autres s’expliquent par une prise en charge contestable : retard de décision, défaut de surveillance, mauvaise interprétation du monitoring, extraction tardive, usage inadapté d’instruments, défaut d’organisation, ou défaut d’information.

GK AVOCATS, cabinet d’avocat à Marseille dédié à la défense pénale et à l’indemnisation du dommage corporel, peut vous accompagner dès les premières démarches : récupération du dossier obstétrical complet, analyse médico-juridique, choix du recours (amiable, CCI/ONIAM, judiciaire/administratif, pénal), préparation de l’expertise, et chiffrage d’une indemnisation complète.

En droit, la responsabilité des professionnels et établissements de santé repose en principe sur la faute, avec des mécanismes d’indemnisation spécifiques selon la situation (notamment solidarité nationale via l’ONIAM dans certains cas).

 

Accident d’accouchement et erreur obstétricale : de quoi parle-t-on ?

Le terme accident d’accouchement recouvre plusieurs réalités :

  • une complication non fautive (aléa thérapeutique) : un événement indésirable rare ou imprévisible, sans manquement établi, pouvant toutefois ouvrir droit à indemnisation dans certaines hypothèses via la solidarité nationale
  • une erreur obstétricale (faute) : conduite à tenir inadaptée, retard de prise en charge, défaut de surveillance, défaut d’organisation, ou geste inapproprié
  • une infection nosocomiale : selon le contexte, elle peut relever de règles particulières (imputabilité, organisation, prévention, etc.)
  • un défaut d’information et de consentement : l’information du patient et le consentement libre et éclairé sont consacrés par le Code de la santé publique

Dans les dossiers d’accouchement, l’enjeu est souvent de répondre à des questions factuelles et datées :

  • que montraient les signes cliniques et le monitoring, et à quel moment ?
  • quelles décisions ont été prises (ou non) et dans quels délais ?
  • l’organisation permettait-elle une extraction urgente (équipe, bloc, anesthésie) ?
  • la prise en charge post-partum était-elle conforme (hémorragie, infection, complications) ?

GK AVOCATS vous accompagne pour transformer ces questions en un dossier exploitable en expertise.

 

Situations fréquentes à l’origine d’un accident d’accouchement

Les scénarios ci-dessous sont récurrents en expertise obstétricale. Ils doivent toujours être analysés au regard de la chronologie, du contexte maternel, et de l’état fœtal.

Défaut de surveillance ou mauvaise interprétation du monitoring

  • anomalies du rythme cardiaque fœtal non reconnues ou sous-estimées
  • retard à déclencher la conduite à tenir adaptée
  • absence de traçabilité claire des décisions et des alarmes

Retard de décision ou de réalisation d’une césarienne

  • délai entre l’apparition d’une souffrance fœtale et la décision
  • délai entre la décision et l’extraction effective
  • difficultés organisationnelles (bloc indisponible, anesthésie, équipe)

Dystocie des épaules et manœuvres obstétricales

  • prise en charge technique inadaptée
  • séquelles neurologiques (plexus brachial) ou traumatismes

Usage d’instruments : ventouse, forceps, spatules

  • indication discutable
  • technique ou traction inadaptée
  • lésions maternelles (déchirures sévères) ou traumatismes néonataux

Hémorragie de la délivrance et urgences maternelles

  • retard de diagnostic ou retard de prise en charge
  • protocole de prise en charge non respecté
  • défaut d’anticipation des facteurs de risque

Infections et complications post-partum

  • infection non diagnostiquée ou non traitée à temps
  • défaut de surveillance clinique ou biologique
  • débats sur l’origine (notamment si infection associée aux soins)

Défaut d’information et de consentement

  • risques graves normalement prévisibles non expliqués
  • alternatives (césarienne, modalités d’extraction, transfusion, etc.) non discutées
  • absence de consentement libre et éclairé lorsque la situation le permettait
 

Conséquences possibles : mère, enfant, famille

Un accident d’accouchement peut entraîner des conséquences immédiates et à long terme.

Pour l’enfant

  • souffrance fœtale, hypoxie/anoxie, atteinte neurologique
  • troubles neurodéveloppementaux
  • traumatisme obstétrical (plexus brachial, fractures, hématomes)
  • complications liées à la réanimation néonatale ou à une prise en charge tardive

Pour la mère

  • hémorragies, complications nécessitant transfusion ou chirurgie
  • lésions périnéales sévères et séquelles fonctionnelles
  • infections, douleurs chroniques, complications pelviennes
  • retentissement psychologique important (selon les situations)

Pour la famille

  • besoin d’assistance durable si handicap
  • réorganisation complète de la vie quotidienne
  • impacts professionnels (arrêts longs, reconversion, perte de revenus)
  • préjudices des proches en cas de handicap sévère ou de décès

GK AVOCATS vous accompagne pour documenter ces conséquences et préparer un chiffrage crédible des besoins, notamment futurs.

 

Quels recours après un accident d’accouchement ?

Le choix du recours dépend notamment :

  • du lieu de prise en charge (hôpital public / clinique privée / praticien libéral)
  • de la qualification (faute, accident non fautif, infection associée aux soins)
  • de la gravité du dommage
  • des objectifs (indemnisation, reconnaissance, éventuellement volet pénal)

La procédure CCI et l’ONIAM

La Commission de conciliation et d’indemnisation (CCI) peut être saisie en cas d’accident médical, affection iatrogène ou infection nosocomiale, selon des conditions de gravité et de recevabilité.
L’ONIAM présente la procédure comme amiable, rapide et gratuite, dans le cadre de la solidarité nationale, selon les critères légaux.

GK AVOCATS peut vous accompagner pour :

  • évaluer si la voie CCI/ONIAM est pertinente pour votre dossier
  • constituer un dossier complet avant la saisine
  • préparer et défendre votre position lors de l’expertise CCI
  • analyser l’avis rendu et sécuriser la suite (offre, contestation, contentieux)

Le recours contentieux (judiciaire ou administratif)

Selon le contexte :

  • établissement public : voie administrative
  • clinique privée / praticien libéral : voie judiciaire

GK AVOCATS vous accompagne pour choisir la juridiction adaptée, solliciter une expertise judiciaire si nécessaire, et défendre la responsabilité et le lien de causalité (y compris sous l’angle de la perte de chance lorsque c’est le bon raisonnement).

Le volet pénal (selon les cas)

Dans les situations les plus graves (décès, blessures lourdes, négligence caractérisée, violation manifestement délibérée d’obligations de prudence ou de sécurité, selon les faits), une stratégie pénale peut être envisagée au cas par cas.

GK AVOCATS, cabinet dédié à la défense pénale, peut vous accompagner sur ce volet lorsque cela est pertinent, en articulation avec l’indemnisation du dommage corporel.

 

Les étapes clés d’un dossier « accident d’accouchement »

Étape 1 : récupérer le dossier obstétrical complet

C’est la base. Le droit d’accès au dossier médical est reconnu par le Code de la santé publique.
Les délais de communication (8 jours, ou 2 mois si informations datant de plus de 5 ans) sont encadrés par les textes.

Pièces déterminantes (selon le cas) :

  • monitoring fœtal complet (tracés, horaires)
  • partogramme
  • notes de sage-femme, transmissions, décisions horodatées
  • prescriptions, résultats d’examens, bilans
  • compte rendu d’extraction (instrumentale ou césarienne) et d’anesthésie
  • compte rendu post-partum, surveillance, complications
  • dossier néonatal : score d’Apgar, gaz du sang, réanimation, examens, imagerie, suites

GK AVOCATS vous aide à demander les bonnes pièces, au bon endroit, sans omissions.

Étape 2 : reconstituer une chronologie minute par minute

Dans les accidents d’accouchement, la chronologie est souvent l’élément pivot :

  • premier signe d’alerte
  • interprétation et décisions
  • délais (décision césarienne, transfert bloc, extraction)
  • prises en charge post-extraction (mère et enfant)

GK AVOCATS construit avec vous une chronologie exploitable en expertise (factuelle, datée, sourcée).

Étape 3 : qualifier juridiquement la situation

Trois axes sont généralement discutés :

  • faute technique ou organisationnelle
  • accident non fautif indemnisable via solidarité nationale (selon critères)
  • défaut d’information et de consentement (si la situation le permettait)

GK AVOCATS vous accompagne pour choisir la qualification la plus solide, et la voie de recours cohérente.

Étape 4 : préparer l’expertise (CCI ou judiciaire)

L’expertise vise à répondre à des questions précises :

  • la conduite obstétricale était-elle conforme ?
  • les délais étaient-ils compatibles avec l’état maternel/fœtal ?
  • existe-t-il un lien de causalité (direct, partiel, perte de chance) ?
  • quelles séquelles, quels besoins, quelle consolidation ?

GK AVOCATS vous accompagne pour préparer les questions d’expertise, produire un dossier clair, et défendre votre position pendant les opérations d’expertise.

Étape 5 : chiffrer l’indemnisation (mère / enfant / proches)

En dommage corporel, l’indemnisation sérieuse repose sur un chiffrage poste par poste, en distinguant l’actuel et le futur.

Exemples de postes souvent concernés :

  • dépenses de santé actuelles et futures (soins, rééducation, suivi spécialisé)
  • besoins en appareillage, matériels, aménagement du domicile
  • assistance par tierce personne (temporaire ou permanente)
  • incidence professionnelle, pertes de gains
  • déficit fonctionnel temporaire et permanent
  • souffrances endurées, préjudice esthétique, préjudice d’agrément
  • préjudices des proches (selon la situation, notamment en cas de handicap lourd ou de décès)

GK AVOCATS vous accompagne pour documenter les besoins futurs, souvent sous-évalués dans les dossiers mère-enfant.

 

Délais de prescription : point de vigilance

En responsabilité médicale, les actions se prescrivent en principe par dix ans à compter de la consolidation du dommage (règle issue du Code de la santé publique).
Dans les dossiers d’accouchement, la consolidation (et l’évaluation médico-légale) peut être complexe, notamment pour l’enfant : il est donc essentiel d’organiser le dossier tôt, sans attendre que tout “se stabilise” spontanément.

GK AVOCATS peut vous accompagner pour sécuriser les délais, choisir l’acte procédural utile, et éviter une perte de droits.

 

Pourquoi être accompagné par GK AVOCATS dès le début

Un dossier d’accident d’accouchement combine :

  • technique médicale (obstétrique, anesthésie, néonatologie)
  • preuve (dossier complet, chronologie, traçabilité)
  • stratégie (CCI/ONIAM, contentieux, pénal)
  • dommage corporel (besoins futurs, assistance, scolarité, autonomie, carrière)

GK AVOCATS peut vous accompagner pour :

  • récupérer un dossier complet et exploitable
  • structurer une chronologie robuste
  • préparer et piloter l’expertise (souvent décisive)
  • défendre la causalité et la perte de chance lorsqu’elle s’applique
  • obtenir une indemnisation complète, incluant les besoins à long terme
 

Sources juridiques