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OkContracter une infection après une opération, une hospitalisation, un passage au bloc ou un séjour en clinique peut bouleverser une vie : ré-hospitalisation, traitements lourds, douleurs persistantes, séquelles, arrêt de travail, parfois handicap durable. Dans ce type de situation, l’enjeu est de déterminer si l’infection relève d’une infection nosocomiale au sens juridique, de comprendre qui doit répondre du dommage, et de choisir la bonne voie de recours (amiable, CCI/ONIAM, contentieux).
GK AVOCATS, cabinet d’avocat à Marseille dédié à la défense pénale et à l’indemnisation du dommage corporel, intervient sur les dossiers d’infections nosocomiales avec une approche structurée : constitution du dossier médical, reconstitution de la chronologie, préparation de l’expertise, stratégie de responsabilité, puis chiffrage poste par poste pour obtenir une indemnisation complète.
En pratique, on parle d’infection nosocomiale lorsqu’une infection est contractée au cours ou au décours d’une prise en charge (établissement de santé, soins, actes invasifs), et qu’elle n’était pas présente (ou en incubation) au début de la prise en charge. La qualification exacte dépend des éléments médicaux (dates, symptômes, résultats biologiques, prélèvements, traitements, facteurs de risque) et elle se discute souvent en expertise.
Pourquoi cette qualification compte :
Le Code de la santé publique pose un principe important : les établissements, services et organismes de soins sont responsables des dommages résultant d’infections nosocomiales, sauf s’ils rapportent la preuve d’une cause étrangère.
Concrètement, les débats portent souvent sur :
Dans un dossier bien mené, l’objectif n’est pas de “supposer” l’origine : il faut l’étayer par des éléments datés (entrée/sortie, actes, premiers signes, résultats, antibiothérapie, imagerie) et les confronter aux standards médicaux.
Pour certaines infections nosocomiales graves (notamment lorsque le taux d’atteinte permanente dépasse un seuil ou en cas de décès), la loi prévoit une réparation au titre de la solidarité nationale.
Points pratiques à connaître :
Cette voie n’est pas “automatique” : elle se prépare. Un dossier incomplet ou une chronologie floue conduisent fréquemment à des conclusions d’expertise défavorables.
Les infections nosocomiales ne se limitent pas à un seul scénario. Exemples fréquents :
Le cabinet adapte l’analyse à la spécialité et au parcours de soins : les pièces utiles et la lecture des délais ne sont pas identiques entre une prothèse de hanche, une césarienne, une chirurgie digestive ou une réanimation.
Objectif : sécuriser les preuves et éviter les trous dans la chronologie.
Actions concrètes :
Sur l’accès au dossier médical : le droit d’accès est prévu par le Code de la santé publique (accès aux informations détenues par les professionnels et établissements).
Les modalités/délais de communication (notamment 8 jours / 2 mois selon l’ancienneté des informations) sont encadrées par les textes réglementaires.
Pièces souvent déterminantes en infection nosocomiale :
Le bon choix dépend de la gravité, de la situation (public/privé), et de l’objectif (indemnisation prioritaire, reconnaissance, stratégie contentieuse).
Elle peut être pertinente lorsque la situation est claire et que l’assureur est disposé à avancer. Elle exige presque toujours une base technique solide (au minimum : dossier complet et analyse médicale structurée, souvent : expertise contradictoire).
La CCI peut être saisie en cas d’accident médical, affection iatrogène ou infection nosocomiale, selon les conditions prévues (notamment de gravité), et la procédure peut conduire à une expertise et à une issue amiable.
Cette voie présente un intérêt particulier lorsque l’ONIAM est susceptible d’intervenir ou lorsque l’expertise CCI est le moyen le plus pragmatique d’objectiver les responsabilités.
Le contentieux devient souvent nécessaire si :
L’expertise vise à répondre à des questions très précises :
Ce qui fait souvent la différence en expertise :
Exemples (à adapter au cas) :
Sur les infections nosocomiales graves, l’enjeu est souvent d’intégrer correctement l’avenir : rechutes, traitements prolongés, restrictions fonctionnelles, impact professionnel durable.
La prescription en matière de responsabilité médicale est fixée à dix ans à compter de la consolidation du dommage.
La consolidation (stabilisation médico-légale) est un point technique : elle influence le point de départ, mais elle ne doit pas être un prétexte à l’inaction. Récupérer les pièces, organiser l’expertise et choisir la procédure prend du temps.
Pour éviter les répétitions, voici l’accompagnement sous forme d’actions, telles qu’elles se déroulent le plus souvent :