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Refus de CMI et stationnement : comment contester une décision de la MDPH ?

 
 
 

La Carte Mobilité Inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées » permet aux personnes dont les déplacements sont fortement limités de stationner plus facilement. Lorsqu’elle est refusée par l’administration, il est possible de contester cette décision devant le tribunal administratif.

Maître Julien Genova accompagne les personnes handicapées et leurs familles dans ce recours, afin de constituer un dossier clair, documenté et conforme aux critères juridiques applicables.

 

Qu’est-ce que la Carte Mobilité Inclusion ?

La Carte Mobilité Inclusion, souvent appelée CMI, peut comporter plusieurs mentions. La mention « stationnement pour personnes handicapées » permet à son titulaire, ou à la personne qui l’accompagne, d’accéder plus facilement aux places de stationnement ouvertes au public.

Elle est destinée aux personnes dont le handicap réduit de manière importante et durable la capacité de déplacement à pied, ou impose l’accompagnement par une tierce personne lors des déplacements.

Concrètement, cette carte peut être essentielle dans la vie quotidienne :

  • se rendre à un rendez-vous médical ;
  • accompagner un enfant handicapé à l’école ou à ses soins ;
  • faire des courses ;
  • accéder à un établissement public ;
  • limiter les douleurs ou l’épuisement liés aux déplacements ;
  • éviter les trajets trop longs entre le véhicule et le lieu de destination.

La CMI stationnement ne concerne donc pas uniquement les personnes en fauteuil roulant. Elle peut aussi concerner des personnes atteintes de troubles moteurs, cardiaques, respiratoires, neurologiques, cognitifs, psychiques ou sensoriels, dès lors que les critères légaux sont remplis.

 

À quoi sert la CMI stationnement ?

La CMI stationnement permet à son titulaire, ou à la personne qui l’accompagne, d’utiliser les places de stationnement réservées aux personnes handicapées.

Elle peut aussi permettre, selon les règles applicables, de stationner gratuitement sur les places ouvertes au public. La documentation administrative jointe rappelle que cette carte est demandée lorsque la personne rencontre une difficulté réelle de déplacement.

Son intérêt est très concret. Pour une personne qui ne peut marcher que sur une courte distance, ou qui a besoin d’une aide humaine pour se déplacer, la distance entre le véhicule et le lieu d’arrivée peut devenir un obstacle majeur.

Ce contentieux est donc loin d’être secondaire. Pour beaucoup de familles, le refus de cette carte complique les soins, la scolarité, les démarches administratives et les actes ordinaires de la vie quotidienne.

 

Qui peut bénéficier de la CMI stationnement ?

La CMI stationnement peut être attribuée à une personne atteinte d’un handicap qui remplit l’un des deux grands critères prévus par les textes.

Le premier critère concerne la réduction importante de la capacité et de l’autonomie de déplacement à pied.

Ce critère peut être rempli lorsque :

  • la personne a un périmètre de marche limité et inférieur à 200 mètres ;
  • la personne a systématiquement recours à une aide humaine pour ses déplacements extérieurs ;
  • la personne utilise une aide technique : canne, déambulateur, prothèse de membre inférieur ou autre appareillage ;
  • la personne utilise un fauteuil roulant pour ses déplacements extérieurs ;
  • la personne a recours à une oxygénothérapie lors de ses déplacements.

Le second critère concerne le besoin d’accompagnement par une tierce personne.

Il peut viser les personnes atteintes d’une altération :

  • mentale ;
  • cognitive ;
  • psychique ;

Dans ce cas, la carte peut être accordée lorsque la personne ne peut pas effectuer ses déplacements seule, y compris après apprentissage. Pour les enfants, la comparaison se fait avec un enfant du même âge sans déficience.

La réduction de la capacité de déplacement ou le besoin d’accompagnement doit être définitif ou avoir une durée prévisible d’au moins un an. Il n’est toutefois pas nécessaire que l’état de santé soit stabilisé. Ce point est important, notamment pour les enfants, les maladies évolutives ou les pathologies dont l’évolution reste incertaine.

 

Le critère clé : le périmètre de marche inférieur à 200 mètres

Dans de nombreux dossiers, le point décisif est le périmètre de marche.

Le critère est rempli lorsque la personne a une capacité de marche limitée à moins de 200 mètres. Ce n’est pas une simple gêne. Il faut démontrer une difficulté grave dans les déplacements extérieurs.

Les pièces médicales doivent donc être précises.

Un certificat médical utile doit indiquer, lorsque c’est possible :

  • le diagnostic ou la pathologie concernée ;
  • les limitations fonctionnelles ;
  • le périmètre de marche estimé ;
  • le besoin de pauses ;
  • la fatigabilité ;
  • les douleurs ;
  • le risque de chute ;
  • l’usage d’une aide technique ;
  • la nécessité d’une aide humaine ;
  • la durée prévisible des troubles ;
  • l’impact concret sur les déplacements extérieurs.

Une mention vague du type « difficultés à marcher » est souvent insuffisante. Il est préférable que le médecin indique clairement que le périmètre de marche est inférieur à 200 mètres, ou que la personne a besoin d’une aide systématique pour ses déplacements extérieurs.

Dans la décision obtenue par Maître Julien Genova devant le tribunal administratif de Marseille le 12 mai 2026, le juge a retenu notamment un certificat médical indiquant que le périmètre de marche de l’enfant était limité à 100 mètres. Cette précision a été déterminante pour reconnaître son droit à la CMI stationnement.

 

Comment demander la CMI stationnement ?

La demande de CMI stationnement est adressée à la Maison Départementale des Personnes Handicapées, la MDPH.

Le dossier doit généralement comporter :

  • le formulaire de demande MDPH ;
  • un certificat médical récent ;
  • les justificatifs d’identité ;
  • les justificatifs de domicile ;
  • les documents médicaux utiles ;
  • les bilans fonctionnels ;
  • les comptes rendus spécialisés ;
  • les éléments prouvant les difficultés de déplacement.

La décision est ensuite prise par le président du conseil départemental, après avis de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées.

En pratique, de nombreux refus reposent sur une appréciation contestable du niveau réel de difficulté de déplacement. L’administration peut considérer que les critères ne sont pas remplis alors que le dossier médical montre l’inverse.

C’est dans ce type de situation qu’un recours peut être utile.

 

Que faire en cas de refus de CMI stationnement ?

En cas de refus, il ne faut pas se limiter à une nouvelle demande identique. Il faut comprendre la procédure et respecter les délais.

Avant de saisir le tribunal administratif, il est nécessaire d’exercer un recours administratif préalable obligatoire. Ce recours est adressé au président du conseil départemental contre la décision initiale de rejet.

Cette étape est obligatoire. La documentation des juridictions administratives est très claire : si le recours administratif préalable obligatoire n’a pas été fait, la requête devant le tribunal administratif peut être rejetée comme irrecevable.

Il faut donc conserver :

  • la décision initiale de refus ;
  • la preuve de réception de cette décision ;
  • le recours administratif préalable obligatoire ;
  • la preuve d’envoi ou de dépôt du recours ;
  • la réponse de l’administration, si elle existe ;
  • ou la preuve du silence gardé pendant deux mois.

Si l’administration ne répond pas dans un délai de deux mois, une décision implicite de rejet naît. Cette décision peut ensuite être contestée devant le tribunal administratif.

 

Quel tribunal est compétent pour contester un refus de CMI stationnement ?

Le refus de CMI stationnement relève de la compétence du tribunal administratif.

C’est un point important, car tous les contentieux liés au handicap ne relèvent pas du même juge.

Le tribunal administratif est compétent pour la mention « stationnement pour personnes handicapées » de la CMI.

En revanche, les contestations portant sur d’autres droits relèvent en principe du pôle social du tribunal judiciaire, notamment :

  • CMI invalidité ;
  • CMI priorité ;
  • allocation aux adultes handicapés, AAH ;
  • prestation de compensation du handicap, PCH.

La documentation administrative jointe rappelle expressément cette distinction : le tribunal administratif n’est pas compétent pour traiter une demande portant sur les mentions « invalidité » ou « priorité » de la CMI, ni sur l’AAH ou la PCH. Ces demandes doivent être portées devant le pôle social du tribunal judiciaire compétent.

Cette différence de compétence est une source fréquente d’erreurs. Un recours mal orienté peut faire perdre du temps et fragiliser le dossier.

 

Comment le tribunal administratif examine-t-il le recours ?

Le juge administratif ne se limite pas à contrôler la forme de la décision de refus. Il examine les droits de la personne à la date où il rend son jugement.

Cela signifie que le tribunal peut tenir compte des éléments médicaux produits pendant la procédure, y compris des documents récents, pour apprécier la situation réelle du demandeur.

Dans la décision du 12 mai 2026 obtenue par Maître Julien Genova, le tribunal administratif de Marseille rappelle que le juge doit examiner les droits de l’intéressé en tenant compte de l’ensemble des circonstances de fait résultant de l’instruction, et de la situation existant à la date à laquelle il rend sa propre décision.

C’est un point très utile pour les requérants.

Si l’état de santé s’est aggravé, si de nouveaux certificats médicaux ont été établis, ou si des éléments complémentaires permettent de mieux documenter les difficultés de déplacement, ils peuvent être produits devant le tribunal.

 

Quels arguments peuvent permettre de contester un refus ?

Un recours efficace ne doit pas se contenter d’affirmer que la décision est injuste. Il doit démontrer, pièces à l’appui, que les critères d’attribution sont remplis.

Les arguments peuvent porter sur plusieurs points.

Le périmètre de marche

Il faut montrer que la personne ne peut pas marcher plus de 200 mètres dans des conditions normales.

Les éléments utiles peuvent être :

  • certificat médical mentionnant un périmètre inférieur à 200 mètres ;
  • bilan de rééducation ;
  • compte rendu de spécialiste ;
  • attestation sur les difficultés de déplacement ;
  • description des douleurs ou de l’essoufflement ;
  • mention des pauses nécessaires ;
  • risque de chute ;
  • impossibilité de réaliser certains trajets du quotidien.

Le recours systématique à une aide

La carte peut aussi être justifiée lorsque la personne utilise systématiquement une aide pour ses déplacements extérieurs.

Il peut s’agir :

  • d’une canne ;
  • d’un déambulateur ;
  • d’un fauteuil roulant ;
  • d’une prothèse ;
  • d’une aide humaine ;
  • d’une oxygénothérapie ;
  • d’un autre appareillage nécessaire aux déplacements.

Le besoin d’accompagnement

Pour certaines personnes, la difficulté ne vient pas seulement de la marche, mais de l’impossibilité de se déplacer seules en sécurité.

Cela peut concerner des troubles :

  • cognitifs ;
  • psychiques ;
  • mentaux ;
  • sensoriels ;
  • comportementaux ;

Dans ce cas, il faut expliquer pourquoi l’accompagnement est nécessaire pour le déplacement lui-même, et non seulement pour le confort ou la surveillance générale.

La durée des troubles

La limitation doit être définitive ou prévisible pour une durée d’au moins un an.

Il est donc utile de produire des pièces indiquant :

  • l’ancienneté de la pathologie ;
  • la durée prévisible des limitations ;
  • le caractère évolutif de la maladie ;
  • l’absence d’amélioration malgré les soins ;
  • la nécessité d’un suivi prolongé.
 

Quelles pièces joindre au recours ?

Le tribunal ne connaît pas la situation personnelle du demandeur. Il faut donc produire un dossier complet, clair et lisible.

Les pièces utiles sont notamment :

  • décision de refus de la MDPH ou du conseil départemental ;
  • recours administratif préalable obligatoire ;
  • preuve de dépôt ou d’envoi du recours ;
  • décision de rejet du recours, si elle existe ;
  • certificat médical récent ;
  • certificat du médecin traitant ;
  • certificats de spécialistes ;
  • comptes rendus d’hospitalisation ;
  • bilans de kinésithérapie ;
  • bilans d’ergothérapie ;
  • bilans de rééducation ;
  • comptes rendus d’imagerie ;
  • justificatifs d’utilisation d’un fauteuil, d’une canne ou d’un déambulateur ;
  • attestations décrivant les difficultés de déplacement ;
  • anciennes décisions accordant la carte, si elle a déjà été attribuée ;
  • éléments prouvant que la situation n’a pas changé ou s’est aggravée.

Les anciennes décisions d’attribution peuvent être utiles. Dans la décision du tribunal administratif de Marseille du 12 mai 2026, la requérante faisait valoir que son fils avait déjà bénéficié de la carte en 2017, 2018 et 2020, et que sa situation était inchangée.

 

Exemple de décision obtenue par Maître Julien Genova devant le tribunal administratif de Marseille

Dans une décision du 12 mai 2026, le tribunal administratif de Marseille a annulé le refus implicite opposé à une mère qui demandait la CMI stationnement pour son fils mineur.

L’enfant était atteint d’une malformation lombosacrée complexe nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire. Sa mère soutenait que ce handicap réduisait fortement sa capacité de déplacement.

Le tribunal a relevé plusieurs éléments importants :

  • une demande de CMI stationnement avait été déposée auprès du département ;
  • une décision de rejet avait été rendue ;
  • un recours administratif préalable obligatoire avait été formé ;
  • le silence de l’administration avait fait naître une décision implicite de rejet ;
  • l’enfant présentait un handicap affectant ses capacités de déplacement ;
  • un certificat médical indiquait un périmètre de marche limité à 100 mètres ;
  • l’administration n’avait pas produit de mémoire en défense.

Le tribunal a jugé que l’enfant remplissait les conditions pour obtenir la CMI stationnement. Il a reconnu son droit à la carte pour une durée de deux ans et a enjoint au département des Bouches-du-Rhône de la délivrer dans un délai d’un mois. Le département a également été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de procédure.

Cette décision montre l’importance d’un dossier médical précis et d’une argumentation structurée.

 

Pourquoi faire appel à Maître Julien Genova ?

Contester un refus de CMI stationnement peut sembler simple, car le formulaire de recours est accessible et l’avocat n’est pas obligatoire devant le tribunal administratif. Mais en pratique, le résultat dépend souvent de la qualité du dossier.

Maître Julien Genova intervient pour :

  • analyser la décision de refus ;
  • vérifier si le recours administratif préalable obligatoire a bien été effectué ;
  • contrôler les délais ;
  • identifier le tribunal compétent ;
  • sélectionner les pièces médicales utiles ;
  • demander des certificats complémentaires lorsque le dossier est insuffisant ;
  • construire une argumentation fondée sur les critères légaux ;
  • saisir le tribunal administratif ;
  • répondre aux arguments de l’administration ;
  • représenter le demandeur à l’audience ;
  • demander, lorsque cela est possible, une injonction de délivrance de la carte.

Son accompagnement permet d’éviter les recours incomplets, mal orientés ou insuffisamment motivés.

Dans ce contentieux, la différence se joue souvent sur des détails :

  • le certificat médical mentionne-t-il clairement le périmètre de marche ?
  • la limitation est-elle inférieure à 200 mètres ?
  • le besoin d’aide est-il systématique ou seulement occasionnel ?
  • les troubles durent-ils depuis plus d’un an ?
  • la personne peut-elle se déplacer seule dehors ?
  • les pièces produites sont-elles assez récentes ?
  • le recours préalable obligatoire est-il prouvé ?
  • le juge dispose-t-il d’éléments concrets à la date de l’audience ?

Un dossier bien préparé augmente fortement les chances de succès.

 

Un contentieux adapté à une prise en charge rapide et structurée

Le contentieux de la CMI stationnement présente une particularité : il repose sur des critères relativement clairs, mais souvent mal documentés dans les dossiers initiaux.

C’est pour cette raison qu’il peut être traité de manière efficace avec une méthode rigoureuse :

  • vérification de la décision contestée ;
  • contrôle du recours administratif préalable ;
  • analyse des critères applicables ;
  • revue des pièces médicales ;
  • demande de certificats complémentaires ;
  • rédaction de la requête ;
  • dépôt devant le tribunal administratif ;
  • suivi de l’instruction ;
  • représentation à l’audience si nécessaire.

Cette méthode permet de gagner du temps et de présenter au juge un dossier centré sur les vrais critères : périmètre de marche, aides au déplacement, besoin d’accompagnement et durée des limitations.

 

Que peut décider le tribunal administratif ?

Le tribunal administratif peut rejeter le recours s’il estime que les critères ne sont pas remplis ou que la requête est irrecevable.

Mais s’il estime que le refus est infondé, il peut :

  • annuler la décision de refus ;
  • reconnaître le droit à la CMI stationnement ;
  • fixer la durée d’attribution ;
  • enjoindre au département de délivrer la carte ;
  • fixer un délai d’exécution ;
  • condamner l’administration à verser une somme au titre des frais de procédure.

Dans la décision du 12 mai 2026, le tribunal administratif de Marseille a précisément annulé la décision implicite de refus, reconnu le droit de l’enfant à la carte pour deux ans, ordonné sa délivrance dans un délai d’un mois et condamné le département à verser 1 000 euros.

 

Refus de CMI stationnement : pourquoi ne pas rester sans réponse ?

Un refus de CMI stationnement peut avoir des conséquences très concrètes : déplacements plus douloureux, fatigue accrue, difficultés pour accéder aux soins, impossibilité d’accompagner un enfant dans de bonnes conditions, isolement ou perte d’autonomie.

Lorsque les critères sont remplis, le refus peut être contesté.

Il ne faut pas se décourager face à une décision administrative défavorable. Le tribunal administratif peut réexaminer la situation et reconnaître lui-même le droit à la carte si les pièces médicales démontrent une réduction importante et durable de la capacité de déplacement.

Maître Julien Genova accompagne les personnes concernées à chaque étape : recours préalable, constitution du dossier, saisine du tribunal administratif, audience et demande d’exécution du jugement.

 

Questions fréquentes sur le refus de CMI stationnement

La CMI stationnement est-elle réservée aux personnes en fauteuil roulant ?

Non. La carte peut être accordée à une personne qui marche, mais dont le périmètre de marche est fortement limité, notamment lorsqu’il est inférieur à 200 mètres.

Elle peut aussi être accordée en cas de recours systématique à une aide humaine, à une aide technique ou à une oxygénothérapie.

Quel est le critère principal pour obtenir la CMI stationnement ?

Le critère le plus fréquent est la réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied.

Il peut notamment être rempli si :

  • le périmètre de marche est inférieur à 200 mètres ;
  • la personne a besoin d’une aide humaine ;
  • la personne utilise une canne, un déambulateur, une prothèse ou un fauteuil roulant ;
  • la personne a besoin d’oxygénothérapie pour ses déplacements.

Faut-il obligatoirement faire un recours avant de saisir le tribunal ?

Oui. Il faut exercer un recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental.

Sans ce recours préalable, la requête devant le tribunal administratif risque d’être rejetée comme irrecevable.

Quel tribunal saisir après un refus de CMI stationnement ?

Le refus de CMI stationnement se conteste devant le tribunal administratif.

Les autres contentieux liés au handicap, comme l’AAH, la PCH, la CMI invalidité ou la CMI priorité, relèvent en principe du pôle social du tribunal judiciaire.

L’avocat est-il obligatoire devant le tribunal administratif ?

Non, l’avocat n’est pas obligatoire dans ce type de recours. La documentation administrative le rappelle expressément.

En revanche, un avocat peut être utile pour construire le dossier, éviter une irrecevabilité, produire les bonnes pièces et formuler les demandes adaptées.

Que faire si l’administration ne répond pas au recours préalable ?

Si l’administration garde le silence pendant deux mois, une décision implicite de rejet naît. Cette décision peut ensuite être contestée devant le tribunal administratif.

Il faut alors produire la preuve du recours préalable et, si possible, la preuve de son dépôt ou de sa réception.

Quels certificats médicaux produire ?

Il faut produire des certificats médicaux récents et précis.

Ils doivent, si possible, mentionner :

  • la pathologie ;
  • les limitations de marche ;
  • le périmètre de marche ;
  • le recours à une aide technique ;
  • le besoin d’aide humaine ;
  • la durée prévisible des troubles ;
  • l’impact sur les déplacements extérieurs.

Un certificat indiquant clairement un périmètre de marche inférieur à 200 mètres est souvent très utile.

Peut-on obtenir la carte pour un enfant handicapé ?

Oui. Un enfant peut obtenir la CMI stationnement si son handicap réduit de manière importante et durable sa capacité de déplacement ou impose un accompagnement dans ses déplacements.

Pour les enfants, l’appréciation se fait en comparaison avec un enfant du même âge sans déficience.

Le juge peut-il ordonner la délivrance de la carte ?

Oui. Le tribunal administratif peut annuler le refus, reconnaître le droit à la carte et enjoindre au département de la délivrer.

Dans la décision du 12 mai 2026, le tribunal administratif de Marseille a ordonné la délivrance de la CMI stationnement dans un délai d’un mois.